Essorage express

Ginette était une femme au foyer dévouée qui passait tout son temps à faire tout ce qui lui était possible pour satisfaire son époux, au mépris de son bonheur à elle. Toutes ses journées étaient consacrées aux tâches ménagères et tout chez elle était toujours propre et bien rangé. « Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose », comme Il aimait le répéter. Le repas était toujours prêt à l’heure et accompagné du journal du jour, elle était fière de se rôle de femme au foyer et aimait sa condition. Ginette était la femme idéale et menait une existence idyllique.Ou du moins le croyait-elle.

Parce que ce jour de septembre ses croyances allaient être chamboulées.

Son mari était rentré du travail plus tôt ce jour là, et Il l’avait trouvée dans la buanderie. Elle avait mis une machine à laver en marche quelque temps plus tôt et elle était baissée pour ramasser une chaussette quand Il l’avait agrippée par les hanches et s’était collé à elle en lui parlant de sa journée au boulot. Sa secrétaire avait encore mis une mini-jupe et continuait à l’allumer. Tout cela l’avait beaucoup excité et s’il était hors de question de céder aux avances de cette jeune écervelée de Cécile, il n’en avait pas moins un furieux besoin à assouvir.

Cette franchise et cette loyauté étaient le ciment de leur mariage. Ils avaient une confiance inébranlable l’un envers l’autre, son époux était un modèle de fidélité et ne lui cachait jamais rien. Cette petite Cécile n’imaginait sûrement pas à quelle point son attitude équivoque auprès de son mari avait relancé la vie sexuelle de Ginette ces dernières semaines. Elle se tourna vers son époux et le gratifia d’un grand sourire suivi d’un doux et long baiser. Il avait posé ses mains sur ses fesses et les massait doucement à travers le tissu de sa robe à fleurs. Les vieux couples n’ont pas la timidité des nouveaux, et ils savent aller droit au but : elle déboutonna son pantalon et baissa le zip de la fermeture éclair, pendant qu’il remontait sa robe et baissait sa culotte. Il était au garde-à-vous, il l’avait toujours été, sans jamais faillir. La panne sexuelle n’était pas une expérience personnelle pour lui.

Il la souleva pour la reposer délicatement sur la machine à laver. Elle était juste à la bonne hauteur pour qu’Il la pénètre sans encombres. Je vous vois venir bande de petits filous, il s’agit de pénétrer Ginette bien sûr, pas la machine à laver ! Il la pénétra donc d’une traite jusqu’à la garde en enlaçant ses épaules dans un geste d’une tendresse infinie, une tendresse toujours présente entre eux après toutes ces années de mariage. Cette tendresse était le sentiment le plus fort qu’éprouvait Ginette quand elle et son époux faisaient l’amour. Il s’activait en elle quand le cycle essorage se mit en route. La machine tremblait et vibrait comme jamais, elle l’avait réglée sur 1400 tours/minutes pour être sûre d’avoir le maximum d’efficacité d’essorage. Les va et vient de son époux couplés aux tremblements de la machine sur laquelle elle était assise envoyèrent Ginette plus haut qu’elle n’avait jamais pensé aller.

Ainsi c’était donc cela le fameux orgasme dont n’arrêtaient pas de parler toutes ses copines du salon de thé ! Elle avait toujours pensé que ce qu’elle ressentait pendant l’acte était l’orgasme et ne comprenait pas qu’elles en fassent tout un roman mais maintenant qu’elle était secouée par des vagues de plaisir venant du tréfonds de son être, elle comprenait qu’elle n’avait jusqu’à présent éprouvé qu’un petit sentiment de contentement. Comment avait elle pu passer à côté d’un tel plaisir pendant aussi longtemps ? Quel gâchis de découvrir cette jouissance après trente ans de mariage ! « Et c’est bien vrai que je suis au septième ciel, puisque j’y vois des étoiles ! » se dit-elle tandis que son champ visuel se remplissait de petits points lumineux pendant quelques secondes.

Ginette était à bout de souffle, cet orgasme l’avait lessivée. Son époux était dans le même état, visiblement il avait aussi beaucoup apprécié le cycle essorage. En remettant sa robe en place, Ginette se dit qu’elle ne verrait plus jamais sa machine à laver du même oeil.

Publicités

6 réponses à “Essorage express

  1. Devoirs de vacances. Un peu de sexe ne vous fera pas de mal.Il fait chaud, il fait beau, les corps s'exposent et se soumettent au Dieu Ra. Et moi ça m'emmerde, cette chair offerte, immédiate, simple et sans pudeur. Mais où sont les étoffes hivernales ?Sa main droite plaquée sur sa fesse gauche, il prolongea le bonheur de sentir le tissu de la jupe glisser contre la doublure, solidaire de la chair rebondie, support d'un pas-de-deux millimétré. L'interface troublante formé par le vertueux lin gris et son complément intime exaltait la promesse de la chair.Le mince filet du string avait la discrétion nécessaire, il avait la sagesse de s'effacer et de laisser s'engager le dialogue entre la main et la toile, entre la toile et sa doublure soyeuse, entre la soie et la courbe idéalisée de la fesse.La manœuvre initiale ascendante du genou aux hanches avait permis à sa main de conclure au respect du rite, elle portait bien des bas. Le prêtre reptilien poursuivit son office, sa main s'enroula en direction de la fermeture éclair aussi fine qu'un défi, en repéra le mécanisme et abandonna sa proie pour se repaitre des rondeurs destinées depuis toujours à caresser le creux de sa main. En modulant la pression et l'ampleur du geste, il pouvait s'offrir le crissement du lin, le souffle de la soie ou la matité charnelle.Annabelle avait la chance de valoriser n'importe quel parfum délicat. La moiteur de sa peau mettait un point d'orgue à l'élaboration complexe d'un « nez ». Cet instant unique où se mêle le raffinement de l'élégance et la volupté exigeante, avide de soumission et de conquête.De sa main gauche il effleura la fermeture du soutien-gorge, prétextant la revendication d'une nudité, et se contenta de prolonger son mouvement pour mieux s'imprégner des formes, pour jouir des reliefs, il voyageait sur les dunes d'Annabelle, il s'exaltait de la découverte de cette harmonie nouvelle. La transparence du chemisier blanc avait encore besoin de la pudeur des balconnets ivoires.En effleurant la nuque du bout des doigts, il sema la poussière fine du frémissement, celle qui se prolonge par simple gravité jusqu'au bas des reins d'Anabelle, et plaqua fermement ses hanches contre lui, point d'appui d'un frisson interminable, le papillon venait de monter d'un étage. Ses bruissements multipliait les vagues qui s'entrechoquaient.Ses deux mains étaient devenues des carcans, les ailes poudreuses se trouvaient maintenant sur sa langue, il les envoya batifoler sur l'oreille délaissée. Il laissait le soin à la chaleur de son souffle d'annoncer la rencontre. Alors qu'il décalait son bassin pour plaquer son sexe sur la cuisse opposée, toute la légèreté de son désir s'exerçait sur l'hélix en pâmoison.La langue percuta l'esprit de la soumise comme le battant de cloche du bourdon de Notre-Dame.La chérie amplifia la vibration, sa tête en fut parcouru, puis ses épaules, puis son dos, puis ses cuisses, ses jambes ne la portaient plus. Elle aurait voulu s'étendre pour laisser la vague l'envahir, s'abandonner pleinement.Il reçut de la cuisse découverte la transmission du frisson qui transperçait maintenant le corps d'Annabelle. Il lui imposa la prolongation de ce préliminaire, le plaisir doit dépasser le besoin, son excès est la voie de l'abandon. La peau d'Annabelle commençait à dégager un impératif, une exigence de femelle, une odeur animale, encore nuancée par ses parures cosmétiques.

    J'aime

  2. Suite et faim.Ses deux mains étaient devenues des carcans, les ailes poudreuses se trouvaient maintenant sur sa langue, il les envoya batifoler sur l'oreille délaissée. Il laissait le soin à la chaleur de son souffle d'annoncer la rencontre. Alors qu'il décalait son bassin pour plaquer son sexe sur la cuisse opposée, toute la légèreté de son désir s'exerçait sur l'hélix en pâmoison.La langue percuta l'esprit de la soumise comme le battant de cloche du bourdon de Notre-Dame.La chérie amplifia la vibration, sa tête en fut parcouru, puis ses épaules, puis son dos, puis ses cuisses, ses jambes ne la portaient plus. Elle aurait voulu s'étendre pour laisser la vague l'envahir, s'abandonner pleinement.Il reçut de la cuisse découverte la transmission du frisson qui transperçait maintenant le corps d'Annabelle. Il lui imposa la prolongation de ce préliminaire, le plaisir doit dépasser le besoin, son excès est la voie de l'abandon. La peau d'Annabelle commençait à dégager un impératif, une exigence de femelle, une odeur animale, encore nuancée par ses parures cosmétiques.Dans cet instant fugace, il lui fallait guetter le signal, celui qui impose le renoncement au trouble, celui qui impose la conclusion. Il fallait le contenir le plus longtemps possible, jusqu'à ce que la pénétration deviennent une libération, la résolution d'une tension, un soulagement, l'air du noyé.Lorsqu'il la pénétra, il ne s'agissait plus de plaisir mais d'apaisement. Le contentement se fit silence, l'armistice du vide, l'absolution du manque. Annabelle se sentit complète, pleine, repue, comblée, elle aurait voulu accentuer son vide pour mieux gouter au bonheur d'être pénétrée, remplie.Elle aurait voulu se remplir de lui, de tout son être, l'absorber, se l'approprier pour toujours. Le papillon se mua en dragon et cracha ses flammes, l'onde de choc l'envahit, ses jambes se désarticulaient pour mieux s'ouvrir, le feu ne devait épargner aucun recoin.

    J'aime

  3. Ouaip, désolé pour le copier-coller incertain, je me suis fait avoir avec la limite des 4096 caractères.Re-désolé, tu me fais le même effet chaque fois que tu t'adresses à moi, ça doit être génétique ou hormonal, je ne sais pas, une histoire de chakras incompatibles. Il y a des réalités que la raison méconnait. J'abdique. Quelque chose m'échappe complètement.En guise de pirouette et de salutation définitive, je ne saurais trop te recommander l'orgasme IRL, tu verras ce n'est pas si mal que ça et l'effet produit est assez bénéfique sur la perception de ses contemporains, il a tendance à relâcher les crispations faciales et évite le bruxisme chronique.Je te parle d'un vrai orgasme, hein, pas le truc qu'on finit par obtenir à force de torturer un clitoris qui n'était manifestement pas prévu pour ça à l'origine, un orgasme qui est autre chose qu'une tétanie douloureuse obtenue par des doigts devenus arthritiques dés l'adolescence.Il y en a qui ont essayé, il parait que c'est plutôt plaisant, on est détendu, après on trouve les gens sympas, les gens n'ont pas changé, on les regarde autrement. J'ai pensé que dans ta quête de l'énigme du sensuel, cette information pouvait t'être utile, c'est une expérience à tenter, regarder les autres avec bienveillance. The eye of the beholder.Chacun sa route, Augustine. Amuse-toi bien.

    J'aime

  4. Rrrhhh, c'est dingue que je ne puisse pas dire le fond de ma pensée sans que tu te sentes agressé… il faut t'endurcir !Je n'irai pas jusqu'à te suggérer de bander un coup, tu verras, ça a un effet assez intéressant… parce que bon, je ne doute pas de tes capacités et ce serait juste pour le bon mot, une petite phrase rigolote pour réveiller les zygomatiques de mes lecteurs/lectrices sûrement encore un peu endormis à cette heure matinale… Bref, revient me lire quand/si tu veux, et même si je ne peux pas te promettre de taire mes opinions au moins sache qu'elles sont toujours exprimées avec la plus grande bienveillance… 😉

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s