Désespérément seule

Son entrejambe était chaud et moite. Simplement vêtue d’un petit t-shirt moulant et d’une culotte en coton bio, elle se caressait sous la couette en pensant à lui. Lui qui était à l’étage au dessus et qui était marié à sa meilleure amie. Lui qui était tout sauf disponible et qu’elle désirait pourtant de tout son être. Lui qui avait certainement le membre à la fois le plus doux et le plus dur qui soit si elle en croyait les dires de son amie.Elle l’imaginait avoir une insomnie et descendre dans la cuisine pour se faire un sandwich au bacon puis, en remontant pour rejoindre son lit, voir un rayon de lumière sous sa porte à elle et aller y gratter. Elle entrouvrirait la porte timidement et lui demanderait ce qui ne va pas. Il ne lui répondrait pas mais ouvrirait la porte un peu plus et la refermerait derrière lui, il la prendrait par les hanches et lui galocherait la tronche jusqu’à faire couler son rouge à lèvres. Elle imaginait qu’il embrassait bien et que ses lèvres devaient avoir le goût fumé du bacon. Hmmm, un délice !

Et puis comme elle était invitée, il se devrait de la traiter comme telle et de bien la servir. Elle n’aurait rien à faire, juste à apprécier ses caresses, ses baisers, ses coups de langue et ses coups de reins. Il lui enlèverait son t-shirt et sa culotte et l’allongerait sur le lit, imaginait-elle en se caressant avec une vigueur renouvelée. Il prendrait ses seins à pleines mains et lècherait ses tétons avec passion. Il lui sucerait le lobe de l’oreille droite qu’elle avait si sensible et elle couinerait de plaisir.

Elle se caressait à en tressaillir de plaisir mais il lui manquait encore quelque chose. Elle tendit le bras, tâtonna un peu et finit par attraper sa brosse à cheveux en bois naturel et en poils de sanglier qui trônait sur la table de nuit puis retourna à ses rêveries. Quand elle imagina qu’il lui chatouillait l’arrière des cuisses et remontait vers ses fesses avant de la prendre entièrement elle joignit le geste à la pensée en s’aidant du manche épais de sa brosse, ce qui lui arracha un petit murmure de ravissement.

Elle ne s’était jamais donné autant de plaisir. La pensée qu’il était à peine à quelques mètres d’elle et que s’il tendait l’oreille il pourrait sans doute entendre sa respiration haletante et ses petits grognements rauques décuplait ses sensations. Elle arriva rapidement au bord de l’extase et eut l’idée soudaine et saugrenue que s’il était vraiment là en train de lui faire tout ce qu’elle imaginait il ne s’arrêterait pas en si bon chemin. Il irait jusqu’au bout des choses et lui ferait don de son sperme en criant son prénom. Cette image lui arracha un orgasme plus puissant que tout ceux qu’elle avait déjà éprouvé dans sa triste vie de célibataire pathétique.

Il était temps qu’elle se trouve un mec !

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Illustration : mine-aux-torts
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