La culture du viol

Ils se tournaient autour depuis plusieurs semaines mais ce soir c’était leur toute première sortie ensemble. Il l’avait emmenée dans un night-club branché dans lequel ils avaient dansé collet-serré une bonne partie de la nuit. Elle avait espéré un baiser mais il n’avait rien cédé, comme s’il cherchait à la faire tourner en bourrique. La posséder en l’enroulant autour de son petit doigt, c’était son truc.

Et ça marchait ! Elle le voulait, elle ne pensait plus qu’à ça. Elle sentait la chaleur causée par l’afflux de sang dans son entrejambe monter depuis plusieurs heures et maintenant ça devenait presque douloureux. La frustration qu’elle éprouvait n’avait d’égal que l’intensité de son désir pour lui. Elle n’en pouvait plus et elle était trempée, elle voulait qu’il lui fasse l’amour passionnément mais il n’y avait eu que des frôlements de mains, de lèvres, et leurs corps n’avaient fait que s’effleurer.

La soirée était finie, il la raccompagnait chez elle. A pied parce que le seul défaut de ce bel étalon était d’être écolo, mais pour le moment elle se fichait bien de ses petits travers. La lenteur de ce moyen de transport archaïque lui permettait de passer quelques minutes supplémentaires en sa compagnie et l’air frais sur son visage calmait un peu son désir brulant. Au bout de dix minutes de marche, ils s’engouffrèrent dans la sente mal éclairée qui menait à sa maison tandis qu’elle se demandait toujours comment débloquer la situation. Elle n’avait jamais eu besoin de faire le premier pas, les hommes ne se faisaient généralement pas prier pour la sauter. Cette situation nouvelle la déstabilisait et son entrejambe en feu ne l’aidait pas à se concentrer.

Toute à ses pensées, elle ne le vit pas se retourner sur elle brusquement. Il lui attrapa les poignets et la plaqua contre le mur derrière elle. Sa première réaction fût de se défendre mais elle comprit rapidement qu’elle ne faisait pas le poids : il était très fort malgré son régime végétarien. Quand il força sa bouche avec sa langue elle sentit toute sa frustration accumulée s’évanouir d’un seul coup, céda de bonne grâce et lui rendit son baiser aussi avidement qu’une noyée recherchant une bouffée d’air. Il tenait ses poignets fermement avec sa main gauche bien au dessus de sa tête tandis que sa main droite explorait son corps sans ménagement. Très vite, il ouvrit son chemisier et lui pétrit le sein gauche à travers le soutien-gorge, puis ce fût au tour de sa fesse d’être malmenée. Il glissa ensuite la main sous la jupe serrée pour la faire rouler sur ses hanches.

Elle était trop occupée à lui rendre son baiser pour se soucier de ce qu’il faisait du reste de son corps et c’est à peine si elle se rendait compte que sa jupe était relevée, elle était dans un tel état de passion qu’il aurait pu lui faire n’importe quoi. Il était rapide et avait déjà trouvé le tissu en satin qui le séparait de la moiteur de son intimité. Quand il commença à la masser à cet endroit elle ressentit un immense soulagement, la douleur qu’elle éprouvait à force de désir frustré se mua en plaisir et elle commença à onduler autour de ses doigts pour l’encourager. Contrairement aux semaines précédentes il fût réceptif à son signal, elle entendit un bruit de braguette, le sentit écarter sa culotte détrempée et poser son sexe chaud contre l’entrée de son vagin. Il glissa en elle presque aussitôt tant elle était réceptive et la prit debout, la plaquant énergiquement contre le mur froid.

Son sexe était brulant, doux et massif. Enfin il la remplissait entièrement. Il retenait toujours ses poignets au dessus de sa tête et elle se rendit compte que cette situation l’excitait comme jamais. Elle enroula ses jambes autour de lui pour mieux accompagner les mouvements de ses reins. La main qu’il avait sous ses fesses, son sexe tendu et le mur dans son dos étaient suffisants pour qu’elle ne tombe pas. Ils étaient tous les deux haletants, elle sentit à sa respiration de plus en plus saccadée et au gonflement de son sexe qu’il allait bientôt éjaculer. Bien qu’elle ne prenne pas de contraceptif elle avait, à cet instant, envie qu’il se répande en elle, le plus loin possible, quelles qu’en soient les conséquences. Il voulut se retirer, sans doute pour (en bon écolo) éviter de polluer la planète avec une grossesse et ses conséquences, mais elle le voulait complètement. Elle serra les genoux aussi fort qu’elle le pu autour de sa taille pour le retenir. Il ne pouvait plus se maîtriser, c’était trop tard, il éjacula en pestant et la semence chaude envahit les profondeurs de son vagin. Cette sensation déclencha chez elle un orgasme massif qu’elle exprima avec des petits cris étouffés.

Elle relâcha son étreinte et tenta de retrouver la terre ferme, il se retira sans ménagement en la laissant tomber. Tandis qu’il rajustait sa braguette il l’insulta copieusement. « Hors de question qu’on se revoie, salope. Et si tu te retrouves en cloque tu te démerdes ! » Furieux, il s’éloigna sans se retourner mais elle s’en fichait pas mal : elle avait eu ce qu’elle voulait.

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