Fin de mois difficile

Elle était allongée sur son lit depuis un moment déjà, absorbée par la lecture du dernier Trierweiler. L’esprit tellement pris par les mésaventures de cette femme bafouée qu’elle n’avait pas entendu son homme rentrer du travail. C’était un banal petit comptable de PME, ennuyeux à mourir mais il ramenait du fric à la maison et c’est tout ce qui comptait pour elle.

Elle n’était pas difficile à vivre, c’était même une crème : tant qu’il faisait vivre le ménage elle le laissait disposer de son corps et en retour elle pouvait assouvir sa passion des bouquins. Avec lui, elle ne risquait pas l’exaltation ni les grandes surprises – le fort d’un comptable n’est pas l’inventivité, il se contente de ce qui a déjà fait ses preuves sans prendre de risques – mais tout le spectre des émotions était à sa portée sans efforts, un livre et son imagination suffisaient à la faire décoller. Etendue sur le ventre, elle tenait le best-seller des deux mains en s’appuyant sur les coudes, sa position favorite pour se plonger dans la lecture.

Lui, avait envie de se détendre après une dure journée de travail. Chaque fin de mois, il rentrait tard du travail après la clôture comptable et lui sautait dessus comme un lapin en rut, histoire de se détendre après ce coup de stress. Dans ces moments là, peu lui importait qu’elle soit réceptive ou pas, il avait besoin de se soulager et il le faisait. Ce soir n’était pas une exception et comme chaque mois elle ne décolla pas les yeux de son bouquin, se contentant d’écarter légèrement les jambes et de soulever le bassin quand il lui enleva sa culotte.

Elle était tellement à sa lecture qu’elle ne se rendit pas tout de suite compte de ce qu’il faisait. La sensation n’était pas la même que d’habitude, le poids de son homme ne pesait pas sur ses fesses. A vrai dire rien ne pesait sur ses fesses, si ce n’était des mains pétrissant maladroitement sa cellulite comme le ferait un mauvais kinésithérapeute. Ce n’est décidément pas un manuel, mon homme, se dit-elle., cependant le massage était intéressant, parce que nouveau. Inédit.

Elle sentit ses fesses être écartées et une sensation de chaleur humide dans son intimité. Une langue, pensa-t-elle en essayant de se concentrer sur son livre. Son intuition fût confirmée quelques secondes plus tard lorsqu’elle sentit la barbe de trois jours – il ne prenait même pas le temps de se raser le matin quand il clôturait le bilan comptable – frotter contre son clitoris. Pour le coup, ce n’était pas désagréable du tout, elle leva le nez de son livre et tourna la tête vers lui. « Qu’est-ce qui te prend, la clôture s’est mal passée » ? Il grommela une réponse sans arrêter son cunnilingus et elle n’entendit qu’un « mmmhmmmhm » inarticulé. De toute manière peu importait, tant qu’il ne la sodomisait pas et qu’il la laissait lire, il pouvait faire ce qu’il voulait. Elle se replongea dans son livre sans pouvoir se concentrer totalement, le frottement de la barbe à cet endroit stratégique produisait un effet, elle sentait une envie monter en elle, irrépressible. Elle ondula du bassin pour augmenter les frottements, d’abord doucement puis de plus en plus prestement et finalement, n’en pouvant plus, elle laissa tomber son bouquin et supplia à son homme de la prendre sur le champ.

Son pantalon était déjà sur ses chevilles et son sexe dressé sortait majestueusement de la fente de son slip kangourou, tellement excité qu’une goutte de liquide pré-éjaculatoire perlait déjà à l’entrée de son urètre. Agenouillé derrière elle, il souleva ses hanches pour la mettre à bonne hauteur. Elle l’aida en s’agenouillant et en cambrant son bassin vers l’arrière au maximum. Il semblait prendre plaisir à la voir le supplier de la pénétrer, se contentant de caresser doucement l’entrée de son vagin avec le bout de sa verge comme pour la taquiner. Ce fut elle qui, d’un prompt mouvement vers l’arrière, s’empala sur son sexe tumescent pour couper court à sa frustration. Pour une fois, c’était elle qui fit tout le travail, ondulant son bassin autour de son membre, stimulant son point G avec le bout de son manche et pour finir, jouissant bruyamment ; son vagin se contractant autour de la virilité de son petit comptable de province en autant de spasmes qui déclenchèrent son plaisir à lui.

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Une envie particulière ?

En commentaire, dites-moi quel sujet vous souhaiteriez voir abordé dans une prochaine histoire coquine.

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