J’irai cracher sur sa tombe

La nuit était noire et les rues, désertes. Même la lune n’était pas décidée à se montrer en cette glaciale nuit d’hiver. Seuls Fabien et Marielle avaient osé braver le froid pour une excursion un peu spéciale. Ils s’étaient choisis sur Tinder et se rencontraient pour la première fois, mus par un goût commun pour l’ironie et le morbide. Après un bref échange de regards sous la lumière de leurs lampes torches, ils s’engagèrent parmi les tombes du petit cimetière de Ville-d’Avray, balayant la lumière de leurs torches les tombes de part et d’autre de l’allée centrale à la recherche de la tombe anonyme la plus connue de France.

Ils trouvèrent le tombeau sans peine et aussitôt, Marielle laissa tomber sa lampe torche allumée sur le sol, fit sauter les boutons de son manteau et voler ses vêtements, pour se retrouver entièrement nue sous la brise glacée. Elle était tellement brûlante d’anticipation que, quand elle s’allongea sur la tombe, les petits graviers gelés qui tapissaient sa couche improvisée fumèrent au contact de ses fesses et de son dos. Le froid dégagé par les gravillons l’électrisa, elle souffla à Fabien de la rejoindre. Ce dernier, moins téméraire qu’elle, ouvrit son manteau et fit glisser sa braguette, laissant son membre durci découvrir la fraicheur de l’air avec un peu moins d’enthousiasme qu’il avait montré jusqu’alors. La lumière de la lampe torche de Fabien offrait, cependant, un spectacle suffisamment excitant pour que son membre ne ramollisse pas.

D’un geste vif, il s’approcha de Marielle et s’allongea sur elle, la pénétrant du même mouvement. Elle était bouillante, à l’intérieur comme à l’extérieur, si bien que seules les mains de Fabien, placées sur le gravier de part et d’autre des épaules de Marielle, étaient gelées. La brise venait doucement lécher ses fessiers musculeux occupés à un va et viens rythmé, pendant que de la buée s’échappait des bouches haletantes des deux nouveaux amants. Bien qu’ils risquaient peu d’être dérangés dans leur entreprise, l’exhibition à laquelle ils se livraient, couplée à l’irrévérence de leur acte fit rapidement monter leur excitation à son paroxysme. Elle poussa un long soupir de jouissance et Fabien s’arracha du fourreau brûlant de Marielle pour cracher sa liqueur séminale sur le gravier de la modeste tombe.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s